
Le trafic international de drogue, toutes substances confondues, semble connaître une implication croissante de jeunes femmes en Guinée, qui apparaissent tantôt comme actrices principales, tantôt comme complices à différents niveaux de la chaîne criminelle.
En ce qui concerne les arrestations répétées de femmes impliquées dans des affaires de trafic national ou international de drogue et de substances toxiques, la question se pose : aider à une 'féminisation'' progressive de ce phénomène en Guinée ?
Le cas le plus récent concerne l'interpellation de deux femmes, dont une de nationalité sénégalaise, dans une affaire de saisie de drogue à l'aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. La quantité de drogue saisie est estimée à plus de 16 kilogrammes, selon des sources sécuritaires.
Dans des circonstances similaires, plusieurs femmes autres ont été arrêtées ces derniers mois, à leur arrivée ou en partance vers des pays de la sous-région ou vers l'Europe, en possession de colis de drogue.
Par ailleurs, au niveau des débarcadères des ports de pêche artisanale et aux frontières terrestres avec des pays voisins, notamment la Sierra Leone, les interpellations de femmes soupçonnées de complicité dans le trafic de chanvre indien demeurent fréquentes.
Face à cette tendance préoccupante, l'État guinéen est appelé à renforcer les mesures de prévention, de contrôle et de répression, afin de lutter efficacement contre ce phénomène qui contribue à la dégradation du tissu social et touche particulièrement la jeunesse.
NB : photo d'archives
LC
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