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Ligue des champions africaine: Le Horoya au second tour, le football guinéen vainc le signe indien


3/9/2018

Ca y est. Le mardi 28 août 2018, le football guinéen a vaincu le signe indien au plan africain. Quarante ans après son premier et unique sacre continental, en coupe des coupes face au club algérien Hussein Dey et l’échec du triple champion Hafia FC en finale de la Ligue des champions face au Canon de Yaoundé, le Horoya Athlétique Club se qualifie en Afrique du Sud pour les quarts de finale de la plus prestigieuse compétition africaine grâce à un match nul et vierge arraché aux Mamelodi Sundowns.

Mais que d’adrénaline ! Les footeux guinéens ont eu des sueurs froides par moments et l’haleine courte tout le temps. Un match à stress maximum. Le Horoya a montré une résilience soutenue face aux assauts incessants des Sundowns et tenu le match nul par un catenaccio à la Zvunka. Le coach français a eu la botte secrète pour contenir la hargne offensive des Sud-africains.

Le Horoya (+0) devra cependant consolider l’exploit au second tour de la compétition continentale. Le lundi 3 septembre, au Caire, le tirage au sort par croisement entre les premiers et les deuxièmes de poules différentes lui adjugera à coup sûr un adversaire chevronné. Ce sera l’Étoile du Sahel (+6), le TP Mazembe (+6) ou Al Ahly (+4). À ce compte, la qualification du Horoya est un honneur mais pas une sinécure. Durant les éliminatoires il a encaissé autant qu’il a marqué.

Et pourtant les individualités sont bonnes voire excellentes, le potentiel collectif est indéniable, les moyens financiers ne manquent pas, le staff technique est performant, les médecins sportifs sont qualifiés, les supporters engagés et enthousiastes. Ce qu’il faut à l’équipe c’est une efficacité accrue et du culot à l’attaque, vaincre la fébrilité, jouer avec plus de sérénité et de maîtrise technique et aussi être solide à l’arrière.

Le Horoya, ses dirigeants et ses techniciens ont cravaché dur. Ces dernières années, le club s’est familiarisé avec la Ligue des champions africaine. La clairvoyance, l’investissement et la persévérance de son président Antonio Souaré ont finalement payé. Aujourd’hui le club fait partie des huit meilleurs du continent. Ses concurrents pour le trophée sont l’Espérance de Tunis, Al Ahly, le TP Mazembe, le Wydad de Casablanca, L’Étoile Sportive du Sahel, Sétif et Primero de Agusto. Avec sa qualification historique, le talent, la foi et un brin de réussite dans cette nouvelle portance qui fait planer le Horoya, il peut encore faire un pas de plus dans la compétition et même entrer le carré d’as.

Le club de Mamadou Antonio Souaré a créé la sensation à la CAF. En Guinée et dans sa diaspora, une grande fierté nationale envahit les cœurs. Les heures de gloire sont retrouvées ce mardi mémorable après un naufrage du football guinéen qui a duré quatre décennies. Cette longue submersion s’explique à la fois par un essoufflement, une perte de foi générale et des dysfonctionnements structurels mais aussi par une montée en puissance des clubs africains. Dans la marche forcée du foot africain vers la classe mondiale, la Guinée et ses clubs ont claudiqué. Trop longtemps pour ne pas être distanciés par les clubs émergents.

Antonio Souaré, artisan de la renaissance du football guinéen

Étudiant, Antonio Souaré aurait pu être un sociétaire du grand Hafia FC, si ce n’était la méfiance de son tuteur vis-à-vis d’un sport qui ne nourrissait pas son homme. « Je préfère te voir ingénieur sur les gradins que Pelé sur la pelouse », lui disait-il d’autorité.

Contrarié dans son élan, sa passion pour le cuir rond trouve un dérivatif dans la renaissance du football guinéen, un objectif qu’il poursuit sans relâche. Il y consacre beaucoup d’argent, son temps et son énergie.

Dans les années 80 déjà, il organise à chaque fin d’année, avec son ami Laye Oumar Coulibaly, des galas de football auxquels participent des internationaux de renom comme Abedi Pelé, Marcel Desailly ou Didier Deschamps, pour le plus grand bonheur des Guinéens, férus de football. Il dédie une bonne partie des gains rapportés par ses sociétés, comme Global Businesse Marketing (GBM), au financement du football guinéen dans toutes ses composantes : recrutement et émoluments des joueurs et des entraîneurs, équipements, compétitions, internat…

En 2002 il crée la société de jeux Guinée Games qui, grâce à ses jeux de hasard et à son pari sportif, grandit vite, crée 18 000 emplois dans le pays et procure tous les jours des gains substantiels à des milliers de parieurs. Mais pas seulement. Antonio Souaré affecte gracieusement une part du chiffre d’affaires de sa société à la promotion du sport, en général, et du football, en particulier. Il vise la renaissance sportive guinéenne.

En 2012, il prend en charge le Horoya Athlétique Club, apure ses passifs – plus de 3 milliards de francs –, lui donne un siège et le professionnalise. Il paie aux sociétaires et aux encadreurs des salaires mirobolants. Le Horoya AC tient le haut du pavé en Guinée et participe aux compétitions continentales.

Perfectionniste dans tous ses projets, il s’applique comme un orfèvre. Le staff est trié sur le volet, le recrutement des joueurs hyper sélectif, l’équipe renforcée par des expatriés chèrement payés, tout comme les nationaux d’ailleurs. Les stages à l’étrangers sont multipliés, la collaboration avec des entraîneurs étrangers permet de mettre sur pied une équipe gagneuse en Guinée et redoutable en Afrique. Le Horoya monte en flèche, il bonifie avec le temps, devient un rouleau compresseur et multiplie les trophées nationaux. Le club est sous la maestria successive de coaches de haut vol, comme le Guinéen Lapé Bangoura, le Congolais Théophile Bola, l’international sénégalais Amara Traoré, qui a entraîné les Lions de la Téranga, et bien d’autres jusqu’à l’actuel, Victor Zvunka, ancien international français, qui a enfin emmené le club aux quarts de finale de la Ligue des champions.

Antonio Souaré est le premier Guinéen nanti à donner un nouvel élan au championnat national de football, qui avait périclité. Il suscite et encourage l’émulation. D’autres crésus guinéens lui emboîtent le pas, ils adoptent un club et contribuent à ses côtés à améliorer le championnat national. Les équipes guinéennes deviennent de véritables viviers de pros et émergent au plan africain.
Pour tutoyer le haut niveau de la Ligue des champions africaine, le Horoya a dû s’affirmer dans un championnat national de plus en plus relevé. Le général Amadou Doumbouya Grand D a pris le Gangan Club de Kindia, le général Mathurin Bangoura le Club Industriel de Kamsar (CIK), Kerfalla Pearson Camara KPC le Hafia FC, Bouba Sampil l’ASK, Mamadou Dramé le Fello Star de Labé, etc. Tous s’engagent pour le renouveau du football guinéen. Ils veulent le porter à sa gloire d'antan. L’émulation naît et fouette le championnat national, qui entre dans un cercle vertueux.

Tout en dépensant une fortune pour le Horoya AC, Antonio Souaré finance le Syli national aux CAN Gabon-Guinée Équatoriale 2012 et Guinée Équatoriale 2015, après avoir apporté un appui matériel et financier à toutes les phases de qualification.

En 2013, il lance un vaste chantier pour répondre à un défi lancinant en Guinée, ce pays à immense potentiel footballistique mais sans centre de formation. À Yorokoguia, dans la préfecture de Dubréka, il engage des travaux de construction d’un complexe sportif multidisciplinaire sur 11 hectares. Le projet est presque achevé. Il sera l’un des plus grands centres de formation sportive du continent africain.
Son groupe de médias comporte une radio et une télévision, Culture-Info-Sport (CISTV). Il est sur les bouquets Startimes et Canal+.

En 2017, au congrès de la Féguifoot, il fait créer la Ligue professionnelle de football guinéen et en devient « président expérimental ». Il finance de sa poche le championnat national tout entier, auquel concourent 24 équipes. Il en fait de même cette année, avec 28 clubs. Il est élu président de la Féguifoot à 62 voix sur 64.
Le président de la république l’a nommé président du COCAN (Comité d’organisation de la CAN Guinée) 2023.

Assurément, Antonio Souaré aime le football, c’est son hobby, sa profession et toute sa vie.

El Béchir



 
 


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