COVID-19 : le secteur minier guinéen fortement ébranlé par la survenue de la pandémie de Coronavirus

27/5/2020

Dans le monde comme en Guinée, les activités du secteur minier, notamment l’exploitation, le transport, la transformation et la commercialisation ont été fortement ébranlées par la survenue du COVID-19, considérée de nos jours comme étant une pandémie.

Les pays dotés de ressources minières, les investisseurs ainsi que les personnes travaillant dans les mines à tous les niveaux ont ressentis l’impact négatif du coronavirus sur le ralentissement et quelquefois même sur l’arrêt complète des activités dans le domaine minier.

Pour faire face à cette situation du moins inattendue en Guinée et dans le monde, le gouvernement guinéen à travers le ministère des mines et de la géologie a pris le devant du combat contre le COVID-19, en mettant en place des mécanismes de protection mais aussi des dispositions pouvant aider les acteurs évoluant dans le secteur minier à supporter les conséquences néfastes de la pandémie.

Suivant l’orientation du Premier ministre et sur instruction du président de la République, le Ministère des Mines et de la Géologie, a entamé un large « concertation avec la chambre des visant à mitiger les risques auxquels le secteur fait face » en ce moment critique de la propagation de la maladie dans le pays.

Cette stratégie de large concertation menée par le département de tutelle visait surtout à faire à « une évaluation de l’ensemble des risques auxquels le secteur est exposé, prendre les mesures de mitigation, et cerner les impacts prévisibles de cette pandémie sur le secteur minier guinéen ».

Pour y parvenir, plusieurs actions ont été engagées comme l’indique une note d’information publiée récemment par le ministère des Mines et de le Géologie. Dans ledit document, il a été indiqué que la consultation formelle des sociétés minières, le 8 mars 2020, sur l’impact de la pandémie du Coronavirus sur leurs activités et les mesures de mitigation prises en leur sein, notamment, avec comme axes prioritaires, les canaux par lesquels les sociétés peuvent être potentiellement exposées; les activités qui seraient ou pourraient être impactées; l’estimation quantitative des impacts sur les activités des sociétés et les mesures prises ou envisagées pour l'atténuation des risques, ainsi que les impacts résiduels attendus.

Ainsi, le 31 mars 2020 déjà, en collaboration avec les sociétés et autres acteurs, le Ministère des mines a identifié, les principaux risques et les mesures de mitigation, dans le plan d’actions du Ministère et le plan de riposte économique du Gouvernement rendu public le 6 avril 2020.

Autres actions, concerne la réorganisation du travail et la prise de mesures strictes de sécurité sanitaire, ainsi que la réévaluation des prévisions de production de bauxite et d’or industriel au titre de l’année 2020.

A noter que selon, le ministère des Mines et de le Géologie « l’objectif global est de minimiser l’impact socioéconomique (emplois, revenus etc.) de la pandémie en assurant, autant que possible, l’avancement des projets et le maintien des opérations, sans altération des obligations en termes de contenu local et dans le strict respect des mesures sanitaires adoptées dans le cadre de la riposte nationale contre cette pandémie ».

Le Secteur minier guinéen et les multiples risques…

Aujourd’hui, il est indéniable qu’il existe bel et bien des facteurs de risques pour influencer la donne au niveau du secteur minier guinéen, qui est le principal pourvoyeur de revenus pour les caisses de l’Etat mais aussi l’un des plus gros employeurs de main d’œuvre tant en milieu urbain que rural.
Le ministère des Mines et de la Géologie a cité en termes de facteurs de risque les facteurs de « risques commerciaux, financiers et économiques, et logistiques aux activités minières, ainsi que le risque d’inefficacité au sein de l’administration minière ».

Sur le plan économique, financier et commercial, les facteurs de risques s’expliquent selon le ministère par « le ralentissement des activités dans la quasi-totalité des secteurs de l’économie mondiale, avec un impact sur les débouchés pour les produits finis, pourrait entrainer une réduction des commandes par des consommateurs de la production minière guinéenne, en particulier au niveau de la bauxite (l’or, valeur refuge, résistant mieux à la crise). Cela pourrait avoir un impact sur les sociétés en phase de production et celles en phase de développement ».

Pour le ministère des mines, « l’incertitude créée par la pandémie et la réduction des opportunités commerciales pourraient réduire l’accès au financement des projets miniers », toute chose qui conduirait au ralentissement de certains projets, et au report ou à l’annulation d’autres.
Conformément à l’annonce faite par le PM dans son plan de riposte économique au COVID-19, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui éprouve des difficultés techniques ou financières au niveau des approvisionnements des sociétés minières en en bien et services, connaitront un accompagnement de la part du gouvernement guinéen.
En outre, grâce à la volonté du Ministère des Mines de maintenir « le programme de mise en œuvre du Fonds de Développement Economique Local (FODEL), quelques 984 projets de développement local, y compris les activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes, pouvant potentiellement créer environ 25 000 emplois sont engagé de nos jours, malgré » le contexte de coronavirus.

Le ministère n’a pas non plus négligé les facteurs de risque logistiques avec les mesures de restrictions au mouvement de personnes, de biens et services à tout le monde.

Toutefois, eu égard à l’importance du service logistiques dans l’exploitation minière en Guinée, le ministère a envisagé des mesures en concertation avec les ministères concernés tels le ministère des Transports, le ministère de la santé etc.

« La mitigation de ce risque consiste à la prise de mesures facilitant les opérations d’importation et d’exportation de la production des sociétés minières, dans le strict respect des mesures édictées par les autorités sanitaires », indique –t-on, dans la note du ministère des mines.

Comme principales mesures, il s’agit de confirmer formellement, le traitement des exportations de produits miniers dans la catégorie « cargo » faisant déjà l’objet d’une exception dans les interdictions de transport et le fait de permettre le mouvement d’expatriés par vols charters dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur et du contenu local.

Sur le plan sanitaire, il existe aussi des risques majeurs notamment le risque de contamination du personnel et des populations dans les zones minière du pays.

A propos des risques liés à l’efficacité de l’administration il a été envisagé des nouvelles mesures applicables dans le contexte du COVID-19. Il s’agit de piloter les différents travaux de l’administration à travers le télétravail, y compris par l’adoption de la visioconférence pour les réunions de suivi des dossiers en interne et celles avec les sociétés minières.

Cette même pratique nouvelle de prévention contre la maladie est développée aussi pour assurer la formation à distances des cadres dudit ministère.

Une synthèse de
Lansana Camara
Pour www.conakrylive.info

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